Hier soir s'est tenu le vernissage de l'expossition des photographies de Jean Jacques Schirm "Kyoto, Nara, Uji, Koyasan". Le photographe (en blanc sur la photo), passionné de Japon et intarissable sur ce sujet qui le fascine, nous a enchanté non-seulement avec ses splendides clichés, mais aussi par la présentation et le commentaire qu'il a fait de chaque prise de vue.
l'érable sous la pluie...Jean Jacques Schirm doit en être à son neuvième voyage au Japon et a constitué une banque d'images extrêmement riche et fournie. Ce féru de culture nippone peut parler des heures des temples, des fêtes, des coutumes, des religions... il est inépuisable ! Chaque photographie a une histoire, renvoie vers une anecdote, lui rappelle un ami ou une rencontre.
les statuettes habillées, en souvenir d'enfants disparus...Amateur de Japon, mais aussi de photographie, Jean Jacques Schirm nous à montré également de curieuses images en trois dimensions, réalisées grâce à une double prises de vues, l'une étant légèrement décalée par rapport à l'autre. Résultat surprenant : le Pavillon d'Or comme si on y était, les invités à un mariage dans une pose très hiératique, un jardin japonais...

Avec les petits biscuits à grignoter et les arachides au wasabi, le photographe avait choisi d'offrir un thé ! On a pu choisir entre "Samourai", un thé vert à la cerise japonaise et un cru de thé vert nature : Fuji.

les arachides au wasabi...

La dizaine de participants s'est régalée, dans une ambiance détendue, parfois studieuse, toujours très agréable. Chacun avait à sa disposition une fiche comprenant les noms des produits et leurs origines afin de pouvoir noter remarques et réflexions.
Nous avons goûté cinq fromages, en associant à chacun deux thés différents.
Parmi les meilleurs accords, j'en retenu ceux là :

Le 5 mai est traditionnellement la date de la "Fête des Garçons". Mme Tokugawa a donc choisi parmi ses accessoires ceux qui étaient en rapport symbolique avec cette fête. Que ce soit au Japon ou ailleurs, il semblerait que les jeux des garçons présentent beaucoup de similitudes : on peut lé déplorer, mais les garçons jouent à l'art de la guerre...
L'éventail est décoré d'un Samouraï, le pied de l'étagère, plus large à la base et pointu vers le haut, évoque la flèche de l'arc... Le petit pot à thé, natsume, quant à lui, a été choisi pour son décor à rayures multicolores, semblable à la toupie tournant sur elle-même. Les petites sucreries (kashi) sur le plateau (kashiki) préparant le palais à l'amertume du thé : de petits bébés en soufflage...

Le dimanche 17 mai à 15 heures, est organisée une Cérémonie du Thé, dirigée par 
En bouche, ce thé montre une attaque franche et nerveuse, une agréable astringence doublée d'une micro pointe d'amertume. Les arômes reviennent à ceux de la feuille sèche. La longueur en bouche est belle.
Pour cette cérémonie, Mme Tokugawaa souhaité créer une estrade surélevée afin que tous les participants soient à même hauteur. La délimitation de cet espace était renforcée par deux planchettes décorées, allusion à la restriction volontaire de la surface nécessaire à la cérémonie du thé pendant la période shogunale (un petit espace dans de grands salons).


Nous avons tous admiré le kimono et la ceinture.