Vous avez pu apprécier au Thé des Muses, et ce depuis plusieurs jours, les travaux de Dietrich Eckert.
"Dessins d'un danseur" est constitué d'un ensemble d'une quinzaine de pièces, qui à priori apparaissent comme non figuratifs. La simplicité et la force du noir et du blanc sont ici mis au service d'une expression réduite à l'essentiel et concentrant dans le trait la puissance d'un mouvement. On pourrait y lire la réalisation d'une écriture extrême-orientale, faite de courbes et de déliés, mais il n'en est rien.
Cet artiste colmarien travaille à l'encre sur papier. Se servant souvent de deux pinceaux qu'il manipule simultanément des deux mains, Dietrich Eckert a voulu traduire en quelques traits les mouvement d'un danseur, comme s'il avait voulu captiver la trace invisible et fugace qu'il laisse dans l'espace et sur le sol. Trace imaginaire fixée sur le papier, cheminement furtif, le dessin de Dietrich Eckert ne laisse cependant pas de place au hasard. La démarche rappelle celle des arts martiaux japonais, allant à l'esentiel, laissant tomber le superflu.

L'épuration du trait est aussi sa force. Ses dessins fonctionnent quasiment comme des calligraphies, mais ne sont pas une écriture. C'est la transcription d'un mouvement concentré dans un coup de pinceau, sans hésitation, issue d'un geste maîtrisé ne tolérant aucun tremblement, aucune hésitation. C'est une chorégraphie graphique.
Pour aller sur le site de l'artiste, cliquer sur le lien suivant http://maifan.canalblog.com/ 

Le Thé des Muses
Son travail se caractérise par une forte référence à l'illustration, à travers une narration poétique et puissante.
La technique ²principale est l'encre, avec un souci permanent lié à la précision du trait et la finesse de la réalisation, les oeuvres étant toutes traitées en deux tons, le noir et le rouge, sur un fond blanc. 
Le thème général est à dominante végétale, avec une humanisation des sujets à travers une mise en histoire soulignée par des titres évocateurs : "Invasion en supériorité numérique", "Le dernier grain", "Ivresse", "Le dernier refuge", "Interdépendances"... 









