Les discussions et les échanges furent passionnants. Bien sûr, nous avons parlé de thés et encore de thés, mais sans nous lasser une seconde. Guy, en homme de passion maîtrisant les questions de culture du théier, nous a longuement expliqué la plantation, les différentes tailles et d'autres aspects techniques de toute première importance.
Nous en avons profité pour déguster un A Lii Shan (thé oolong de Taïwan) superbement fleuri d'où émergeaient des notes d'abricot et de fruits compotés. Nous l'avons préparé en théière, remettant la dégustation en Gong Fu Cha à une fois suivante, plus centrée sur le thé que sur la discussion.
Francine a publié un billet sur son blog, dans lequel elle parle, entre-autres, de cette rencontre. Pour le lire, cliquez sur le lien suivant http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2010/04/au-risque-de-me-repeter.html


On se laisse porter par la ligne, par un imaginaire subtil et précis, sans pour autant tomber dans une directivité inutile. 




Quelques photos de la (toute petite) plantation qui produit Suancha et Ban Mai, dans le nord de la Thaïlande. Les images ont deux ans, depuis, les pieds ont pris de l'ampleur et se sont étoffés. L'environnement reste exceptionnel et le jardin ne fait que du bio : pas de pesticides, pas d'insecticides, pas d'engrais de synthèse, pas de désherbants, pas de machines. Tout est fait à la main et les engrais sont fabriqués sur place à partir d'éléments végétaux.

Le théier produit un fruit de la taille d'une grosse noisette.




L'épuration du trait est aussi sa force. Ses dessins fonctionnent quasiment comme des calligraphies, mais ne sont pas une écriture. C'est la transcription d'un mouvement concentré dans un coup de pinceau, sans hésitation, issue d'un geste maîtrisé ne tolérant aucun tremblement, aucune hésitation. C'est une chorégraphie graphique.
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